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40 Years of Friendship

Last updated date:2018/9/28

40 ans d’amitié

Affiche de l'exposition

En commémoration du 40ème anniversaire de l’amitié entreles villes de Shanghai et Yokohama, les Archives historiques de Yokohama présentes une exposition spéciale intitulée « Shanghai et Yokohama, au-delà des mers houleuses » et traitant des deux villes à l’époque où les ports asiatiques commençaient à s’ouvrir au monde. Plus précisément, le port de Shanghai a été ouvert en 1843, alors que celui de Yokohama, 16 ans plus tard, en 1859. Les deux villes se sont alors rapidement développée en tant que moyeu pour le commerce avec les autres pays – les compagnies « Nippon Yusen Kaisha » et « Peninsular and Oriental Steam Company » s’étaient d’ailleurs déjà à l’époque assurés le contrôle d’un corridor maritime – de même qu’entre eux. C’est surtout sur cette dernière relatio que l’exposition se penche.


Plusieurs photos comparant les Shanghai et Yokohama de l’époque et d’aujourd’hui guident les visiteurs vers le hall d’exposition. En plus d’images et de documents historiques, l’exposition propose des pièces telles un piano près de l’entrée et une robe chinoise face à celle-ci. Si vous ne parlez pas japonais, je vous suggère d’y aller avec un ami afin de comprendre mieux ce qui est exposé.

Par exemple, le piano S. Chew – l’un de 12 restants dans le monde – a été conçu au quartier chinois de Yokohama par un immigrant de première génération, M. Shosei Chew (Zhou en chinois, prononcé ‘chou’). Né en Chine, dans le district de Zhenhai, province de Zhejiang, il a peaufiné ses compétences à Shanghai dans une compagnie britannique avant de partir pour le Japon en 1905 où il est devenu superviseur pour une compagnie différente. En 1912, il ouvre boutique au quartier chinois de Yokohama. Son fils lui succédera à sa mort causée par le grand séisme de 1923 dans la région du Kanto. Leur usine à piano était située dans ce qui est maintenant l’arrondissement Minami et y a eu pignon sur rue jusqu’à sa destruction en 1945 due au raids aériens. Depuis quelques années, 12 pianos « S. Chew » (fabriqués par Chew père) et 6 « S. Chew & Sons » (fabriqués par Chew fils) ont refait surface pour un total de 18 pianos.

La robe chinoise est quant à elle intéressant car elle est fabriquée en polyester. Si vous êtes comme moi, lorsque vous pensez robe chinoise, vous pensez bien sûr à de la soie. Toutefois, en 1920, le polyester était un nouveau matériel beaucoup plus rare, et donc beaucoup plus recherché. (Petite note pour les apprenants du japonais : Chercher les livres de comptabilité dans l’exposition. C’est la première fois que je voyais les charactères chinois pour polyester!)

À l’époque, la population chinoise de Yokohama était surtout connue pour deux choses : les vêtements occidentaux (car les Japonais n’en fabriquaient pas) et les pianos. Grâce à ceci, des artisans de tout acabi ont rapidement formés la population chinoise de Yokohama, contrairement à des pays comme le Canada ou les États-Unis qui attiraient surtout des ouvriers pour la construction de chemins de fer et de bâtiments. Et puisque ces boutiques visaient en général à attirer la clientèle étrangère, les affiches et pancartes étaient majoritairement écrites en anglais. J’en ai été très surpris en regardant les vieilles photos, car tout est maintenant en japonais.

Parmi les centaines de vieux outils, vêtements, documents, photos et cartes que l’exposition offre, se trouvent aussi de vieilles étiquettes d’une compagnie qui faisait le commerce de la soie. Les efforts mis dans la commercialisation sont ahurissants, avec des images différentes pour chaque pays visé. On peut aussi y découvrir plusieurs trésors de littérature tels qu’un livre écrit pas nulle autre que Eliza Scidmore (célèbre pour les cerisiers) ainsi que le premier dictionnaire japonais-anglais Hepburn imprimé à Yokohama. Il y a aussi une partie dédiée à Ginko Kishida, un journaliste et homme d’affaires de l’ère Meiji. En plus d’avoir édité le dictoinnaire Hepburn, il est connu pour avoir publié le premier journal du Japon et pour la manufacture de médicaments. Il était surtout actif à Yokohama et à Shanghai.

Finalement, pour un patrimoine vivant de l’histoire entre les deux villes, il suffit de tourner le coin et d’aller voir sur Honcho-dori le tailleur Tomsung & Co. Originaire de Ningbo, dans la province de Zhejiang, ce tailleur chinois opère à Yokohama depuis la fin de l’ère Meiji. Sa ville natale est d’ailleurs connue comme le berceau des « tailleurs de Shanghai ». Non seulement la boutique a-t-elle pignon sur rue depuis toujours, mais elle est toujours restée dans la même famille, ce qui assure une technique ancestrale et prouvée. J’ai eu le plaisir de rencontrer l’homme lorsque j’ai eu besoin d’ajustements sur un habit. Je n’avais aucune idée de qui il était à l’époque ni de la longue histoire de son commerce. Mais je peux attester de son expertise!

Ne manquez pas l’exposition aux Archives historiques de Yokohama(外部サイト).

Shanghai et Yokohama, au-delà des mers houleuses

Note : Cette exposition spéciale est terminée.

Dates: 24 avril – 7 juillet, 2013
Heures: 9h30 – 17h00
Entrée: Adulte – 200 yens 15 ans et moins (jusqu’à « Middle School ») – 100 yens
Adresse: 3, Nihon Odori Naka-ku, Yokohama 231-0021

(This page in English)

Note : Cette exposition s'est terminée en juillet 2013. Il est toutefois possible de visiter les expositions permanentes et l'exposition spéciale actuelle aux Archives historiques de Yokohama(外部サイト). (site en anglais)

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